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Le petit patrimione de Couvreux

42. Croix sur le dessus de Couvreux
Plantée là en 1980 par le cantonnier Walter Erard, cette croix néogothique en fonte ouvragée du 19ème siècle provient de l’ancien cimetière de l’église de Dampicourt et est donc en réalité une croix tombale. Elle est sortie du même moule que celle de “ La Pierre Jeanne ” à Villers-la-Loue (christ rapporté plus grand ici).
Les croix étaient autrefois fréquemment érigées au carrefour des chemins, censées le protéger des sabbats de sorcières qui s’y réunissaient avec prédilection. La croix qui se trouve sur une éminence du paysage permet aussi de neutraliser les forces magiques que la tradition populaire leur concède.

43. Calvaire Lhommel
Elevé en 1832 à l’initiative d’un particulier de Couvreux, Jean-Baptiste Lhommel l’Aîné. Entouré d’un mur protecteur, il a servi en 1914 de lieu de sépulture à deux artilleurs français (un brigadier et un soldat qui furent tués entre Couvreux et Montquintin). Ils furent transférés au cimetière militaire français de Signeulx en 1936.
En 1967, le calvaire retrouve ses statues : Saint Jean et la Vierge sont neufs, Sainte Scholastique est réparée : ce sont des moulages peints de trois anciennes sculptures en bois disparues. La grande croix de bois est remplacée vers 1978

44. Croix de mission
Elle est en bois et date de 1869 ; elle se trouvait autrefois à l’entrée du chemin de Thonne-La-Long où elle gênait le passage des charrois agricoles modernes, d’où son déplacement. Les croix dites “ de mission ” étaient élevées à l’occasion de missions prêchées à partir du 17è siècle et qui entraient dans une stratégie de “ nouvelle évangélisation ” des campagnes avec processions et fêtes grandioses qui emportaient l’enthousiasme des fidèles.

45. Croix Sainte Reine
Elle se situe au carrefour des chemins de Couvreux-Petit-Verneuil et Ecouviez-Thonne-La-Long, et marque la limite entre la Belgique et la France. Elle est restaurée en 1984. Il est probable que cette croix a été dressée à cet endroit par les pèlerins d’Ecouviez se rendant à Avioth ou Saint-Walfroy. On trouve aussi l’appellation “ Croix Syndrène ”, du grec “ sundromo ”, signifiant “ carrefour des routes ”.

46. Chapelle Saint-Roch
La première démarche des habitants de Couvreux pour avoir leur propre église avec un presbytère remonte à 1786, “ mais, dit la chronique, vu les évènements politiques, la pétition demeura sans suite. ”
Le 24 mars 1832, la population ayant augmenté (300 âmes), l’administration communale décide de construire une chapelle à Couvreux plutôt qu’une fontaine couverte. Le 6 novembre de la même année, la demande est rejetée par le commissaire de district. Quatre ans plus tard, le 15 mai 1836, les habitants de Couvreux envoient une réclamation contre le projet de presbytère à Montquintin et demandent de nouveau une église et un presbytère à Couvreux.
La construction de l’édifice est achevée en 1880. Cette chapelle est sous la protection de Saint Roch : en effet, en 1866, Couvreux est victime d’une épidémie de choléra et les habitants souhaitaient bénéficier de la protection de Saint Roch contre les maladies contagieuses.

Ces descriptifs sont visibles devant chacun des monuments du village.

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