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Le petit patrimoine de Montquintin

39. L’église Saint-Quentin
Très belle église romane classée à toiture unifaitière, attestée dès 1199 et dont la partie la plus ancienne remonte probablement au 17ème siècle.
La tour a pu servir d’abri dans les temps incertains du Moyen-Age. La clé de voûte du chœur s’orne du blason des de Ville, seigneurs de Montquintin au 15ème siècle qui affranchissent le village à la loi de Beaumont en 1475. Dans la chapelle seigneuriale (à gauche) deux pierres tombales sont encastrées dans le mur occidental : la première concerne trois seigneurs de Montquintin, la seconde est celle de Jean-Nicolas de Hontheim, le plus célèbre des seigneurs ayant résidé à Montquintin. Une troisième pierre est celle du dernier seigneur du lieu : Jean-Jacques de Hontheim, neveu de Jean-Nicolas, mort en 1821.
Une curieuse tête romane sort de la façade avant. Elle a sans doute servi de pierre de remploi lors de la construction ou de la réfection de la tour au 17ème siècle. Cette sculpture provient sans doute de fonts baptismaux romans à quatre têtes d’angle, tels que celui qu’on peut admirer à Rouvroy.

40. Croix des Mascarades
Elle apparaît sur la carte de Ferraris (1771) et se trouvait le long de l’ancien chemin agricole menant à Ecouviez, aujourd’hui disparu. Il s’agit très probablement d’une croix d’occis du 17ème siècle. La légende qui y est attachée est la suivante : un dimanche de carnaval, un groupe de jeunes gens de Montquintin-Couvreux se rend à un bal masqué à Ecouviez. Après la soirée, reprenant le chemin du retour, ils se comptent : ils sont 13 alors qu’ils n’ étaient que 12 au départ ; pas de doute : le diable est parmi eux. Ils tirent au sort pour voir qui est l’intrus et aussitôt désigné, aussitôt tué.

41. Croix du Haut des Termes ou Croix des déserteurs.
En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, l’armée belge a disposé un corps d’observation le long de la frontière. Ces militaires ont pour consigne de recueillir et de désarmer les déserteurs de l’un ou l’autre camp. C’est un de ceux-ci, français ou prussien, qui aurait été tué lors d’un incident que la tradition orale n’a pas transmis. En 1950, on y fixe un Christ métallique. Cette croix se trouve sur le chemin de Montquintin à Couvreux dit “ chemin de la messe ” car c’est le chemin qui permettait aux habitants de Couvreux de rejoindre Montquintin pour aller à la messe, n’ayant pas d’église au village.

Ces descriptifs sont visibles devant chacun des monuments du village.

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