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Le petit patrimoine de Dampicourt

30. Calvaire Saint Georges
Il est daté de 1756 et est en pierre du pays. Il est constitué d’un fût à section carrée aux arrêtes rabattues, reposant sur une table d’autel. La base élargie du fût s’orne de la scène bien connue représentant saint Georges terrassant le dragon. A l’origine, le fût était surmonté d’un chapiteau. Vers 1925, celui-ci présentant une large fente fut remplacé par une croix de pierre ornée d’un motif floral. Cette croix est sans doute à mettre dans la catégorie des croix de justice, ou croix de Beaumont. Octroyé pour la première fois en 1182, le “ Droit de Beaumont ” est répandu en Gaume en 1383. Ce droit permet aux habitants d’une communauté villageoise de passer de l’état servile à celui de bourgeois, et d’élire chaque année son maire et ses échevins. Des “ Croix de Beaumont ”, encore appelées “ Croix de liberté ”, sont érigées un peu partout en Gaume. Saint Georges terrassant le dragon pourrait symboliser la justice nouvelle écrasant l’ancien système.

31. Croix de Mission
Elle est située rue aux Haies et daterait de 1887 ou de 1897. Autrefois, il arrivait fréquemment qu’une croix soit associée à un arbre, une source. En effet, les coutumes celtes et romaines divinisaient ces éléments naturels sacrés reliant la terre au ciel et les évangélisateurs de nos régions eurent vite compris que, plutôt que de déraciner ces cultes païens très anciens, il valait mieux les recouvrir d’un rite chrétien. Les arbres privilégiés étaient le chêne, le tilleul et le marronnier, des essences traditionnellement considérées comme bénéfiques. Un des arbres les plus fameux de Belgique a été abattu en 1954 non loin d’ici : il s’agissait du vénérable tilleul à clous de Dampicourt, situé au pied des escaliers de l’église.

32. Borne potale ND des Champs
Elle est érigée en 1943 par la Jeunesse Agricole Catholique Féminine (JAC-F) de Dampicourt, dont Agnès Gustin, institutrice à l’école libre était responsable. De 1943 à 1963, une procession est organisée le 15 août après l’office du soir, avec station à ce reposoir. “ Potale ” est un terme wallon qui désigne une petite niche abritant la statue d’un saint ou de la vierge.

33. Statue du Sacré Cœur
Au printemps 1919, l’abbé Meunier, curé de la paroisse, fait circuler dans la paroisse une liste de souscription invitant les chefs de famille à déclarer leur volonté de voir le village de Dampicourt consacré au Cœur Divin de Jésus et d’élever en son honneur un monument sur la place de Mathon. Cette liste comporte 94 signatures, soit à peu près la totalité des chefs de ménage. La statue est érigée et bénite par le doyen Brasseur, en présence de nombreux prêtres et de la population. Cette statue en fonte a été coulée à Vaucouleurs (France), elle mesure 1,90 m.

34. Place André JOANNES
Mémorial inauguré par la commune de Rouvroy en décembre 1994.
A la mémoire de André JOANNES et de son épouse Marie JACQUEMIN.
Ce monument rappelle la générosité et l’engagement d’André et de Marie pour l’épanouissement , par le sport, de la jeunesse de la commune

35. Eglise Saint Georges
On ne connaît pas la date de construction de la première église du village, mais on peut penser que son implantation date de l’aube du Moyen-Age puisque plusieurs tombes chrétiennes ont été découvertes en bordure du cimetière mérovingien (4 -5è siècle) auquel elles semblent faire suite.
En 1839, la vétusté de l’église est telle qu’il devient urgent d’entreprendre de grosses réparations.
Pour la reconstruction, une nouvelle carrière est ouverte à “ La Ronde Table ”. C’est dans cette carrière qu’en 1864, la découverte d’un reptile du jurassique, un plésiosaure, fait sensation.
En 1842, la reconstruction est achevée et le 18 décembre 1842, la nouvelle église est bénie par le doyen de Virton.
Du point de vue patrimoine, plusieurs choses sont à remarquer :
Deux très anciennes pierres tombales : – en grès, celle de Pierre Dulory, écuyer et seigneur de Aigremont et Maton et de Agnès de Cugnon, sa femme (décédés respectivement en 1579 et 1587). – en marbre noir, celle de la comtesse Marie Claire François de Suys, Dame en partie de Dampicourt, Montquintin et Couvreux.
Les statues dont une est exceptionnelle : – une vierge du 14è, de style gothique, considérée par les historiens d’art comme “ une sœur des plus belles Vierges de Champagne, de Flandre, du pays de Liège ou des régions rhénanes. ”. On ne sait rien de ses origines. Elle est sculptée en pierre recouverte d’une polychromie moderne. – une statue de Saint Georges qui daterait de la première moitié du 19è, en bois polychrome.
Le confessionnal de la fin du 18è et la chaire de vérité de la fin du 19è sont classés.

36. Ancienne école communale mixte :
En mai 1874, la commune de Dampicourt en acquiert le terrain, les travaux sont terminés en juillet 1879. L’ensemble scolaire moderne comprend : une classe de 85 m2, un logement pour l’instituteur, un jardin potager, le bureau communal, une salle des mariages.
Pendant la 1ère guerre mondiale, les allemands transforment l’école en infirmerie.
En 1987, le bâtiment est restauré pour servir de bureau communal et de locaux pour le CPAS. Il est inauguré le 18 décembre 1988.

37. Le presbytère
Pendant la seconde moitié du 19ème et jusqu’au début du 20ème siècle, la famille d’Huart occupe l’ancien petit fief des Aigremont, situé à Mathon. Le 22 novembre 1902, la baronne de Bonhomme, veuve du baron Félix d’Huart, vend les bâtiments d’Aigremont sud à des sœurs françaises de la Visitation. Celles-ci font bâtir une demeure spacieuse pour leur aumônier en 1907. Cette maison logeait encore voici quelques années le curé du village. Le dernier occupant fut l’abbé Champenois, curé de Dampicourt de 1959 à 1993.

38. Chapelle Sainte-Anne
Un ermitage existe dès le milieu du 17è : une chapelle Sainte-Anne a été érigée probablement du temps de la Grande Peste (1636). L’ermitage de Sainte-Anne est détruit par les révolutionnaires en 1794. Une chapelle est reconstruite en 1841 de l’autre côté de la route, face à l’ancien ermitage et, en octobre 1924 , devenue trop exiguë pour le nombre de fidèles qu’elle attire, elle est une fois de plus démolie et remplacée par l’actuelle, plus grande, consacrée en 1926.
Autrefois, le 26 juillet était un jour de fête chômée à Dampicourt : personne ne travaillait ce jour-là. A partir de 1926, date de la bénédiction du nouvel édifice, une procession réunissant un grand concours de fidèles se déroule de l’église à la chapelle. Pour des raisons de sécurité, la procession est supprimée en 1970 et le chômage n’est plus observé.
La statue de la chapelle est du type trinitaire et est en bois polychrome.

A Beauregard :
47. Croix de Beauregard
Elle rappelle une mort tragique. Le 31 octobre 1837, Jean-Baptiste Lhommel, revient de Florenville en voiture à cheval. Effrayé par les croassements des corbeaux, le cheval s’emballe et projette la voiture dans le fossé, son conducteur sera retrouvé mort. La croix originelle est détruite en 1940 et remplacée en 1942 par une croix en béton.

Ces descriptifs sont visibles devant chacun des monuments du village.

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